Destination : 314 , Une autre époque

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Dans « La vie, après », Antoine Leiris raconte son quotidien de père et celui de son petit garçon, quelques années après. Après quoi me direz-vous ? Après la disparition tragique de sa femme, suite au massacre terroriste du Bataclan.
Son précédent livre « vous n’aurez pas ma haine » relatait lui, la vie juste après, les jours qui ont suivi cette terrible disparition. Si je n’ai pas lu ses deux récits, j’en ai lu des extraits et j’ai écouté des interventions de l’auteur, qui m’a touché par sa sincérité, sa simplicité et son courage. Un courage de continuer la vie, jour après jour, la force d’aimer son petit garçon, mais aussi sa femme, plus encore les autres.

Il ne vous est pas proposé dans cette destination de choisir quelque chose d’aussi fort que ce nous donne à lire Antoine Leiris, mais de vous focaliser sur l’après, ce qui fait suite à un événement, en le plaçant dans l’ombre, au second plan, voire en n’en parlant pas.

Vous pouvez écrire : après une naissance, après un divorce, après un licenciement, après une rencontre. L’idée est de ce concentrer sur les répliques qui font suite au séisme, sur la recherche des victimes, la reconstruction, sans que le séisme lui-même soit relaté, traité. Je prends ici l’image du séisme, mais tout autre événement fera l’affaire, interrogez-vous, fouillez l’actualité…

Dans la même veine du décalage, du décentrage, il est aussi possible d’écrire « à côté », c’est à dire de parler, de raconter un endroit proche d’un autre, célèbre. Ainsi, il est possible d’écrire un texte qui tirera sa force d’une description d’un vie peut-être misérable, difficile, dans un quartier adjacent au Taj Mahal ou encore d’un petit port de pêcheur jouxtant Venise. Vous voyez là l’importance du contraste avec ce qui ne sera pas décrit mais que tout le monde peut imaginer. Ainsi des contrastes faste / misère, lumière / nuit, beauté / laideur, calme / agitation, devraient être particulièrement porteurs.

J’insiste une dernière fois sur ce qui n’est pas à écrire, à décrire, cela doit être au lecteur de se le représenter, votre rôle est de décrire, écrire ce qu’il y a à côté, après.

Ensuite, à vous d’écrire !

JFP

http://books.google.fr/books/about/La_Vie_apr%C3%A8s.html?id=slGwDwAAQBAJ&printsec=frontcover&source=kp_read_button&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false De larges extraits du livre

http://www.lisez.com/livre-grand-format/la-vie-apres/9782221246412

http://www.franceinter.fr/culture/antoine-leiris-j-ai-voulu-etre-parfait-pour-mon-fils-mais-je-suis-sorti-de-cet-ideal-de-perfection

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